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LA TUEUSE ( téléfilm 2010 )

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09 Jan 2016 19:57 #27 par beuchdb
beuchdb a créé le sujet : LA TUEUSE ( téléfilm 2010 )
LA TUEUSE ( téléfilm 2010 )


Téléfilm de Rodolphe Tissot (France)
Genre : Telefilm, Drame
Editeur DVD : Arte Vidéo
Sortie à la Vente Editeur DVD : Arte Vidéo Avril 2011
Année de production : 2010
Durée : 96 minutes

récompenses:

*CAVP 2011, meilleure première oeuvre
*Seoul Drama Awards 2010, nomination meilleure actrice, Adrienne Pauly
*Festival du film de télévision de Luchon,
*Grand prix "Pyrénées d'Or" & Prix d'interprétation féminine pour Adrienne Pauly


anédoctes:

Les scènes de poker ont été supervisées par Manuel Bevand «Manub» , joueur professionnel.
Le scénario du personnage principal a d'abord été écrit pour un homme, mais après réflexion, pour surprendre et marquer les esprits, le réalisateur a décidé d'incarner la figure du joueur par une femme.
Adrienne Pauly est également chanteuse et a rencontré le succès avec le tube "J'veux un mec", nommée aux Victoires de la Musique dans les catégories "Album révélation de l'année" et "Artiste révélation de l'année".

Distribution:

Adrienne Pauly: Mathilde
Guillaume Denaiffe: Alexis
Maurice Bénichou: Tarnowski
Sava Lolov: De Grieux
Anthony Bastié: Tristan
Cécile Cuignet: Clo
Gauthier Baillot: Daniel
Michel Ferracci: Roland
Christiane Millet: La Baronne
David Cheneau: Fabrice


Résumé du film :

La Tueuse Mathilde est une trentenaire d’aujourd’hui, en galère d’emploi malgré son diplôme d’infirmière. Elle découvre le poker au moment où elle tombe enceinte de l’homme qu’elle aime.
Son surnom, la tueuse, elle le doit à la manière implacable dont elle élimine ses adversaires autour d’une table. Mais voilà… Mathilde devient accro, et c’est toute sa vie qui bascule…

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09 Jan 2016 19:59 #28 par beuchdb
beuchdb a répondu au sujet : LA TUEUSE / rencontre avec le réalisateur
i]Actualité Winamax
le 22/04/2015
La séance du mercredi : Rodolphe Tissot et La Tueuse
Par Flegmatic dans Tournois Live [/i]

Cette semaine, rencontre avec le réalisateur de l'unique fiction française consacrée à un joueur. Ou plutôt une joueuse...

Une fiction française sur le poker qui n’a rien à envier à ses consœurs américaines ça vous intéresse ?
Fruit d'une longue maturation, La Tueuse, diffusée un soir d'avril 2010 sur Arte a eu le mérite, non seulement d'offrir un magnifique portrait de femme joueuse, mais aussi et surtout de faire sortir de l'ombre son réalisateur et scénariste Rodolphe Tissot. En plein montage de la saison 3 de la série à succès Ainsi Soient-ils (dont il assure également la réalisation et la direction artistique), il prend le temps de se raconter, depuis son premier - et unique - tournoi de poker pro aux côtés de Gus Hansen, jusqu'au au monde cloîtré des séminaristes religieux en passant, évidemment, par le film qui l'a fait connaître.

Le WPT en freeroll

Rodolphe nous parle d'un temps que les moins de vingt ans (et même un peu plus) ne peuvent pas connaître.
"Une époque bien lointaine," lâche-t-il dans un sourire, "avant Chris Moneymaker et Internet." Parce qu'avant de balader sa caméra dans les couloirs des séminaires catholiques, Rodolphe Tissot a écumé, de 1998 à 2005, les cercles de jeux prisés de la capitale.
Le CIC, l'ACF, Wagram : une époque pionnère pour le poker Français où l'on avait parfois bien du mal à rassembler assez de joueurs pour monter une unique table ! "Certains soirs on se retrouvait à trois.
Les tournois étaient rares et plutôt chers (1000, 2000 francs à l'ACF) car réservés à une certaine catégorie d'habitués."

Joueur à l'ancienne, qui se considère lui-même comme "bon, mais pas excellent", Rodolphe est ensuite témoin de la déférlante de la génération Internet : "Beaucoup de joueurs, mais beaucoup de mauvais joueurs !" Nous sommes en 2003/2004, "période d'or" pour Rodolphe, dont le zénith est atteint en janvier 2004 avec une participation au PokerStars Caribbean Adventure, épreuve alors au programme du calendrier du World Poker Tour. Un tournoi qu'il disputera sans avoir déboursé un centime ! "J'étais un gros joueur sur PS à l'époque, j'ai pu intégrer le Round 1 du tournoi qualificatif grâce à mes points de fidélité."

À droite, sur le tournage de La Tueuse


Tissot, Hansen et Negreanu sont sur un bateau

Après être sorti vainqueur de cette première étape de qualification Internet -"On devait être une quarantaine donc rien d'impossible", Rodolphe finit dans les trois premières places du second tour et gagne donc le droit d'embarquer sur un bateau de croisière sillonant les Caraibes, en compagnie de légendes telles que Gus Hansen, Hoyt Corkins ou encore Daniel Negreanu.

Ces trois pros rafleront justement le podium dans cet ordre mais derrière, Rodolphe l'amateur ne se contentera pas d'un rôle de figurant. "Il n'y avait pas tous les joueurs de la vague Internet. Donc il suffisait plus ou moins de jouer serré en faisant un peu attention." Une stratégie payante qui le mènera jusqu'à la 23ème place (sur 221 participants), in the money donc, avec au bout un joli petit pactole de 11,605 dollars. Un succès personnel qui coïncide paradoxalement avec son éloignement des cercles parisiens. "De soixante, soixante-dix habitués, on est vite passé à une époque où il y avait trop de monde. Du coup, j'ai un peu freiné et j'ai bien plus joué sur Internet."

Au même moment lui vient l'idée d'écrire un scénario autour du monde du poker. L’occasion pour lui de mélanger le jeu à son autre grande passion : le cinéma. Passé après le Bac par l’École Supérieur de Réalisation Audiovisuelle, Rodolphe a ensuite enchaîné sur plusieurs postes d’assistant réalisateur, principalement sur des séries télé et des téléfilms. Dix années à faire ses preuves sur les plateaux de tournage, tout en réalisant en parallèle ses premiers courts métrages.

Ce projet de scénario commence à l'accaparer de plus en plus, au point de progressivement délaisser les tables. "Au fond, j'ai toujours préféré le cinéma au poker. Passer pro m'a peut-être traversé l'esprit, mais pas si longtemps. La question s'est plus posée en rigolant. Et puis je ne sais pas si j'aurais eu le niveau ou la patience." Quoi de mieux donc qu'un film, après dix ans passés à jouer histoire de boucler la boucle et de se "désintoxiquer" ?

Sava Lolov (De Grieux dans La Tueuse) et Rodolphe Tissot lors de leur passage dans l'émission radio de Club Poker en 2010


Martin Scorsese, Kitbul et les machos

Ce film, c'est La Tueuse. L'histoire de Mathilde, brillamment interprétée par Adrienne Pauly, joueuse débutante mais terriblement douée, qui fait une entrée fracassante dans les cercles parisiens, avant de sombrer, minée par une addiction aussi tenace qu'autodestructrice. La recette du film est simple : "La Tueuse est un film sur le poker, l'addiction et en même temps un portrait de femme. Pour un tiers chacun."

Tourné en 2009, ce premier long-métrage se veut également pour Rodolphe comme un revival du poker du début des années 2000, le reflet d'une "époque charnière". "Il y avait vraiment un côté scorsesien, un peu sulfureux. Les cercles étaient encore dominés par les vieux de la vieille, mais en même temps tu voyais quelques jeunes débarquer."

Des 'castes' bien représentées dans le film à travers toute une galerie de personnages parfaitement crédibles. Et pour cause : "Tous les joueurs qu'il y a dans le film je les ai connu ! Les mecs qui viennent claquer leur argent en costard avec un ton hautain, les vieux de soixante balais un peu grognons, les machos patibulaires qui font le show et mettent la pression dès qu'il y a un jeune à table. Tous ceux-là, on en trouvait à la pelle ! Aujourd'hui il y aurait sans doute plus de 'Elky', de 'Kitbul', mais ça c'était la réalité de l'époque. " Une ligne dont il ne dévie pas d'un pouce au moment de répondre à ceux qui l'ont accusé, à la sortie du film, de ne rien connaître au poker. "Ils se plantent. J'ai juste une vision et une expérience différentes. À ce niveau-là, j'ai la conscience totalement tranquille." Voilà qui a le mérite d'être clair.

Adrienne Pauly, remarquable dans le rôle de Mathilde


"Le double effet kiss cool"

Côté réalisation aussi, Rodolphe Tissot joue la carte de la sobriété et du réalisme, en gardant toujours un angle très humain. La caméra aime à se balader au plus près des joueurs, s'amuse à les voir triturer nerveusement leurs jetons et préfère les visages tendus aux cartes du board. Même sur les gros coups, qui sont autant de péripéties supplémentaires au milieu d'un scénario par ailleurs mouvementé, n'espérez pas revivre l'épique - et surnaturelle - main finale de Casino Royale. La Tueuse ne cherche pas à faire dans le sensationnel.

Quant au choix de prendre une femme comme personnage principal, cela aussi s'est fait naturellement. "Je me suis vite rendu compte de toutes les portes narratives que cela m'ouvrait : sur le regard, la considération des autres, le fait qu'elle tombe enceinte, etc. Ça m'a vraiment donné un coup de boost au niveau de l'écriture." Pour les professionnels à qui il présente le scénario aussi, leur vision de l'histoire change : "Quand je suis arrivé chez Arte avec cette version, j'ai vu leurs yeux se mettre à briller. Tout à coup ils étaient intéressés, peu importe le poker. Une femme dans un milieu d'hommes et qui tombe addict, c'est le double effet Kiss Cool."

Et de fait, ça marche. Enjeux humains et langage technique s'entremêlent avec brio dans un film à même de contenter profanes comme connaisseurs. Et au diable les râleurs ! La preuve que même avec un budget serré (moins d'un million d'euros), obligeant notamment l'équipe à créer de toutes pièces une salle de cercle à la Cité Universitaire de Paris, et en seulement vingt jours de tournage, il est tout à fait possible de proposer, à la télévision, une œuvre intelligente et crédible.

Le casting de la saison 1 d'Ainsi Soient-ils


"L’addiction au jeu n'est pas si loin de la foi"

Après cela pour Rodolphe, les portes commencent à s'ouvrir. Le lendemain de son visionnage de La Tueuse, au printemps 2010, Bruno Nahon, producteur d'Ainsi Soient-ils, alors à la recherche d'un réalisateur, prend contact. Celui qui n'a toujours qu'un seul long métrage à son actif se voit alors offrir carte blanche : casting, musique, direction artistique, lumière, la totale ! Chose rare pour une série.

Pas de quoi l'effrayer pour autant. Il faut dire que les deux mondes partagent plus que ce l'on pourrait penser. "L'addiction et la passion aveugle au jeu ne sont pas si loin de la foi. Je retrouve dans les séminaristes de la série quelque chose qu'a Mathilde vis-à-vis du jeu ; ce quelque chose d'inexpliqué." Un projet certes moins personnel, mais "artistiquement totalement de la continuité de La Tueuse."


Le Kid de Cincinnati, monument du film sur le monde du jeu


Pour la suite, si l'envie de se recentrer sur d'autres univers reste plus forte que celle de revenir aux tables de jeu, c'est surtout le suspens qui prédomine. L'idée de faire La Tueuse 2 reste ainsi dans les tiroirs, mais surtout par amusement. Le projet n'est en rien une priorité.

Alors que l'appel de la salle de montage se fait plus fort, Rodolphe prend quand même le temps de glisser quelques bons mots sur Le Kid de Cincinnati, dont il avoue s'être beaucoup inspiré, et quelques scènes de Rounders (Les Joueurs en VF), "pour un plaisir plus pop-corn." Le dictaphone est éteint depuis peu quand une dernière référence surgit, et non des moindres : l'autobiographique Joueur de Dostoïevski (1866), dont découlent plus ou moins tous les portraits de joueurs qui ont suivi. Son livre de chevet pendant l'écriture de La Tueuse. Une chose est sûre, Rodolphe Tissot sait s’inspirer des plus grands.

Le film reste disponible en DVD à la vente. (Amazon ou la FNAC).
La BA de La Tueuse :
[youtube]watch?v=RSYmKW09tJk[/youtube]

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09 Jan 2016 20:03 #29 par beuchdb
beuchdb a répondu au sujet : LA TUEUSE ( téléfilm 2010 )

IloVetHisgAAmE écrit: Je remonte le sujet, car je suis tombé récemment par hasard sur ce film, et j'ai adoré, le sujet montre brillamment l'addiction qu'on peut avoir par rapport au poker, et la répercussion néfaste pour nous (ça, c'est pas trop grave parce qu'on l'a choisi), mais aussi pour notre entourage et ceux qu'on aime :cry: (et ça, c'est beaucoup plus dramatique, parce qu'eux ne l'ont pas choisi).
L'ambiance des salles de jeu est également très bien restituée :)


beuchdb écrit: ravi que quelqu'un est lu ce post :mrgreen:
je suis de ton avis aussi.. j'ai adoré

IloVetHisgAAmE écrit: Les grand esprits se rencontrent toujours forcément un jour :mrgreen:

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Modérateurs: Wina_Sabeeshan
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